Poème: L’errante demoiselle

Sous les brouillards des tristesses du monde,

Navigue une errante demoiselle,

Cette belle est d’une pâleur féconde

Qui rend jaloux l’éternel.

Son teint illumine la nuit

Et elle tient de sa mère quelques artifices

Qui, sans faire aucun bruit

Eclatent en voix de cantatrice.

D’or et d’acier, son coeur bat la chamade

Elle étend dans son souffle un immense sein.

Elle angoisse parfois au son des barricades

Celles que l’on entend, au dehors, au loin 

Quand cette brume parcours son corps

Brume de sang, brume de pluie

Elle lève la tête en conquistador

Lui valant parfois d’être démunie.

Des tirs et des balafres à jamais,

Tel du souffre dans ses veines

L’ont  touchée, heurtée, blessée,

Finissent de la faire humaine.

Car, oui, cette claire lune,

Aux espoirs des amoureux

Et aussi une lumineuse dune

Pour qui sait résister aux Dieux.

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